Mik’ya (La Loove) – L’Interview

Rencontre avec la lady qu’on appelle Mik’ya, la loove, à l’occasion de la sortie de Verda, son premier album disponible déjà dans les bacs. J’espère que vous apprécierez.

Salut Mik’ya, bienvenue sur B2d, tu peux commencer par te présenter ?

Alors Mik’ya, la Loove, artiste de la scène Hip-Hop, enfant de la diaspora congolaise, issue du 93. Plus précisément, j’ai grandi à Montfermeil.

D’où te vient ce surnom la Loove?

La Loove, provient de mon prénom Mikeya qui signifie rayon de lune/soleil, et la dernière syllabe de mon nom de famille Maboulou que j’ai féminisé avec 2 « o » pour plus de love, c’est mon coté passionné et maternel. Beaucoup de critères me rapprochent de l’animal au-delà du fait que je l’apprécie. Je sors du fin fond des bois des Bosquets, et comme je manque d’originalité et ne crois pas au hasard, je suis allée au rendez-vous du lycanthrope, plus connu sous le terme de loup-garou. La Loove est une contraction de ma philosophie, ma force de caractère et les racines congolaises de mes prénoms.

Si tu devais me donner 3 termes pour définir ta personnalité, tu dirais?

Lunatique.  « Maternellement » protectrice. Je sais pas si ça se dit. Et amik’yalement sauvage (sourire).

Comment tu es arrivée au rap, Mik’ ya?

Avant tout ça, j’étais sportive pro de handball, double championne de France, mais la vie en a décidé autrement. Je crois que je suis arrivée dans le Rap comme une fatalité en fait. J’ai commencé toute petite, à l’époque au travers de poèmes, dans mon journal intime, et l’écriture, transmise par ma grande sœur qui est également artiste (slameuse & chanteuse et qui a entre autre participé à Dis L’heure 2 Zouk de Passi). Ensuite dans mon quartier, la culture Hip-hop a connu son paroxysme grâce à mes grands frères les Democrate D, dont Black Jack, le père de ma nièce, la Basskour et Reciprok, pour les plus connus. Donc naturellement quand j’ai dû arrêter le sport pour blessure au dos, j’ai continué mon endurance psychologique sur un autre terrain, là où tout à commencé, dans mon journal intime avec des mots. J’ai opté pour le Rap mais aussi pour le chant. Le Rap, c’est physique. Aujourd’hui à défaut de jouer au ballon, je dribble avec les maux.

Ton premier album Verda est sorti dernièrement, est ce que tu peux nous en parler?

Verda n’est pas un album mais un EP, en gros un mini album en carte de visite. Sorti le 7 juin dernier avec mon Label Agape Productions, qui signifie Amour inconditionnel, Partage, ça peut aussi signifier l’Amour de la Vérité ou de l’humanité. Effectivement, comme tu peux le constater, rien n’est posé au hasard. On a monté ce label avec mon associée qui est aussi ma manageuse et productrice Fatou Biramah qui cache aussi d’autres talents de journaliste et d’écrivain. Puis Negative Music, Satellite Music nous ont rejoint dans une aventure Love to Love.

Le EP Verda est une présentation qui débarque avec un Rap’n’Roll Concept. Quitte à me mettre dans une case autant construire celle qui me correspond c’est à dire « du tout et du n’importe quoi » (sourire) mais toujours avec un message subliminal au sens engagé, revendicatif, une militante qui n’a pas peur de s’affirmer !

Verda, c’est une réflexion, autocritique, introspection, appelle le comme tu veux. En fait, c’est mon 3ème prénom. Mes intimes m’appellent Verda, qui signifie « Vérité ». Donc en parlant d’introspection mon prénom se prêtait bien à la définition de cette analyse sur moi même. Un EP de 10 titres où je dénonce, pointe du doigt ce que je prétends être Ma vérité, là où je me sens en parfaite harmonie dans mes convictions. Comme je le déclare sur Da Bossy (femme de caractère) track 2 et donc premier single clippé qui tourne déjà sur le net. « Quand je me regarde dans le miroir, on dirait bien que c’est moi… » En résumé Verda c’est 10 tracks qui déterminent les facteurs qui sont à l’origine de ma personnalité… Pour comprendre la Loove, savoir où elle va et où elle veut en venir, il faut savoir d’où elle vient !

Qu’attends tu de cette première sortie, Mik’ya?

Verda est là pour m’installer progressivement. Je ne cherche pas à être une artiste à la mode, mais une artiste de légende, voir de référence. Oui, je sais c’est prétentieux, mais c’est ambitieux. J’attends de ce premier opus une reconnaissance artistique et pour cela je compte bien m’imposer avec mes atouts: timbre vocal, flow et silhouette avantageuse, hein! Attend je suis une Femme! pas une féministe mais une femme bordel ! (rire) Cette première sortie va me permettre de conquérir mon territoire, de partager ma vision musicale et prendre et partager du love, du love et encore du love de mon futur public, et ainsi libérer mon égo narcissique, artistique, m’émanciper et pouvoir développer mon Rap’n’Roll de manière à apporter un second souffle dans le Hip-hop!

Enfin, quoi de prévu cet été?

Bien, écoute, j’ai mes vacances au mois d’août, donc est prévu un second clip « Pardonne-Moi  » qui débarquera prochainement en feat avec Daimon Jo ! C’est du repos aussi, un bain de soleil familiale de détente, sans oublier de l’écriture puisque je suis déjà sur la suite de Verda avant de reprendre un rythme plus soutenu à la rentrée.

Merci pour l’interview Mik’ya. J’te laisse le mot de la fin…

Le mot de la fin, parce que dans mon Afrique mon peuple supporte la misère avec le sourire. AMik’yalement mes chers loulous. Carpe Diem. Donc que du Love !

Site: www.myspace.com/mikya93

 

Un commentaire

  1. Franck

    8 années ago

    Belle interview ! bonne continuation à tous

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